Alex Motut

Psychologue clinicien

Titre de la thèse : Élaboration d’une thérapie de remédiation cognitive dans la schizophrénie

Direction de thèse : Antoine Bioy et Clémence Isaac

Soutenance : 10 juin 2026

Membres du jury :

Arnaud Plagnol, Professeur, Université Paris 8, Président
Antoine Bioy, Professeur, Université Paris 8, Directeur
Clémence Isaac, Docteure, Établissement Public Ville-Évrard, Co-directrice
Elisabeth Thibaudeau, Professeure adjointe, Université de Laval, Rapporteure
Alexandre Coutté, Professeur, Université Paris Nanterre, Rapporteur
Damien Fouques, Professeur, Université Rouen, Examinateur

Résumé : 

Les troubles cognitifs constituent une dimension centrale de la schizophrénie et jouent un rôle déterminant dans le fonctionnement quotidien et le rétablissement des personnes concernées. Parmi ces troubles, la neurocognition , la cognition sociale et la métacognition ont fait l’objet de nombreux travaux, mais ont majoritairement été étudiées de manière indépendante. En particulier, les relations entre cognition sociale et métacognition restent encore insuffisamment explorées, malgré leur implication potentielle dans les difficultés d’adaptation sociale. Dans ce contexte, ce travail vise à mieux comprendre les liens entre cognition sociale et métacognition dans la schizophrénie, ainsi qu’à proposer des pistes d’intervention thérapeutique intégrative.

Dans un premier temps, une revue de la littérature met en évidence le rôle central des altérations cognitives dans la schizophrénie et souligne les limites des approches thérapeutiques ciblant ces dimensions de manière isolée. Elle met également en avant l’intérêt de modèles intégratifs et d’approches orientées vers le rétablissement.

Dans un second temps, une méta-analyse examine les relations entre cognition sociale et métacognition. Les résultats montrent l’existence d’une association significative entre ces deux dimensions, avec des variations selon les composantes de la cognition sociale étudiées. Ces résultats suggèrent une articulation fonctionnelle entre ces processus et soutiennent l’intérêt d’approches thérapeutiques conjointes.

Dans un troisième temps, un module d’intervention ciblant la cognition sociale et la métacognition est développé, en complément d’un programme de remédiation cognitive existant (ECo ), initialement conçu pour les troubles de
l’humeur. Ce module s’inscrit dans une approche intégrative et transdiagnostique, visant à favoriser le transfert des compétences vers le fonctionnement quotidien.

L’ensemble de ce travail contribue à une meilleure compréhension des interactions entre cognition sociale et métacognition et propose des perspectives pour le développement d’interventions thérapeutiques plus intégrées, centrées sur le rétablissement personnel.